Aujourd’hui,
le site

Déchets ultimes non recyclables
- 82 % : déchets industriels banals
- 18 % : autres déchets (encombrants, ordures ménagères, OE, RBA)
Autorisation : 90 000 tonnes/an
Valorisation : biogaz en biométhane et en électricité
En savoir +
Tous les déchets stockés sur le site sont appelés déchets ultimes. Dans les conditions techniques et économiques actuelles, ces déchets ultimes ne peuvent pas être valorisés. C’est le cas des encombrants, refus de tri issus du bac jaune (souvent des emballages souillés…), ou encore des déchets non pris en charge en déchèterie.
Déchets organiques
- 70 % : déchets verts
- 30 % : autres déchets (boues, biodéchets, cendres)
Autorisation : 25 000 tonnes/an
Valorisation : en compost
En savoir +
Le compost produit sur l’Écosite 18 est conforme aux normes définies par l’AFNOR, qui garantissent sa qualité et ses usages. Deux types de compost sont produits sur le site :
• le compost « traditionnel », issu de déchets verts et de boues, conforme à la norme NFU 44-095 ;
• le compost issu de déchets alimentaires, conforme à la norme NFU 44-051, utilisé notamment par l’agriculture biologique.
Déchets inertes
- 75 % : gravats
- 25 % : sables de balayage
Autorisation : jusqu’à 9 000 m², avec adaptation du process au volume à traiter (11 000 tonnes en 2025)
Valorisation : en remblais utilisés sur site

Surveillance
L’arrêté préfectoral d’exploitation fixe les modalités de fonctionnement d’une installation de stockage des déchets non dangereux et ses obligations de surveillance. Respecter ce cadre est une obligation : cela permet de contrôler l’absence d’impact du site sur l’environnement et d’en vérifier en continu sa conformité. Des vérifications sont menées régulièrement selon des procédures encadrées :
– une inspection annuelle menée par la DREAL ;
– des contrôles inopinés réalisés par les services de l’État, par des laboratoires ou des organismes accrédités.
Une fois par an, lors de la Commission de suivi de site organisée par le Préfet, Veolia est tenu de présenter toutes les actions engagées et le résultat de ces contrôles.
Surveillance du site
En savoir +
- Le site est surveillé 24 h/24 et 7jours/7 selon une organisation en astreinte avec un réseau de caméras et de capteurs permettant de s’assurer du bon fonctionnement en continu des installations industrielles.
- Une fois par an, le Préfet réunit la Commission de Suivi de Site (services de l’État, élus, associations…) pour une information complète.
Surveillance des lixiviats
En savoir +
Ces liquides créés par le passage de la pluie sur les déchets sont traités et contrôlés sur place.
Issus de la fermentation des déchets, ils contiennent principalement des matières organiques, des particules de métaux et de minéraux. Avant d’être rejetés dans le milieu naturel, ils sont traités : ils circulent dans quatre bassins successifs, permettant de réduire progressivement les particules jusqu’à ce que, conformément aux seuils réglementaires, ils ne présentent plus de risque de pollution.
L’eau dépolluée grâce à ce procédé est ensuite rejetée dans la nature de manière contrôlée, avec un débit et un volume régulés par une pompe.
Surveillance des nappes phréatiques
En savoir +
Il y a 2 niveaux d’eaux souterraines. Chaque niveau est suivi par 4 piézomètres,
jusqu’à 50 m de profondeur.
Pas d’impact du site sur les
eaux souterraines
Surveillance des milieux aquatiques
En savoir +
Plusieurs fois par an, les eaux de ruissellement du site et les eaux superficielles
autour du site sont analysées en différents points.
Situation conforme à l’arrêté préfectoral
Surveillance de l’atmosphère
En savoir +
Les rejets atmosphériques
des unités industrielles
de valorisation du biométhane font l’objet de mesures régulières pour vérifier leur conformité à la réglementation.
Les gaz produits par la décomposition des déchets, notamment le méthane (CH₄), sont captés puis valorisés pour produire une énergie verte et locale. Ce captage est essentiel, car le méthane est un gaz à effet de serre environ 27 fois plus polluant que le CO₂. Une fois récupéré, il est brûlé et ainsi transformé en CO₂, moins impactant pour le climat, tout en étant utilisé comme source d’énergie. Grâce à ce procédé, les émissions de gaz à effet de serre sont fortement réduites.
Situation conforme à l’arrêté préfectoral
Surveillance des PFAS
En savoir +
Les PFAS réunissent des substances chimiques (per et polyfluoroalkylées) utilisées notamment pour leurs propriétés de résistance à la chaleur. On en trouve dans de nombreux produits de consommation usuels : ustensiles ménagers, vêtements, mobiliers… Ces substances se dégradent très lentement, d’où leur appellation de « polluants éternels ».
Un centre de stockage des déchets non dangereux ne produit pas de PFAS. Néanmoins, les déchets lorsqu’ils arrivent sur site en contiennent. Veolia en assure le suivi : des mesures et analyses sont réalisées régulièrement, puis transmises à des laboratoires spécialisés. Toutefois, à ce jour, la réglementation ne fixe pas encore de seuils à respecter.
Du compost
470 ha amendés
En savoir +
6 000 tonnes de compost sont produites chaque année par le traitement des déchets organiques. Ce compost normé est utilisé par des agriculteurs locaux. Il sert à fertiliser 470 hectares, dont 10 % d’exploitation bio.
Du biométhane
4 600 foyers alimentés
En savoir +
Lorsque les déchets se décomposent, ils produisent du biogaz. Sur l’Écosite 18, il est capté et transformé en 20 000 MWh/an de biométhane. Ce gaz vert renouvelable est ensuite injecté dans le réseau local de Nord Bourges.
De l’électricité
1 250 foyers desservis
En savoir +
Grâce à 4 microturbines, le biogaz est transformé en électricité verte renouvelable. 2 500 MWh/an rejoignent le réseau électrique local.
Des matériaux de remblais
Plus de 10 000 tonnes/an en moyenne
En savoir +
Les sables et gravats sont principalement utilisés pour créer des voiries internes à l’Écosite 18. Ils sont également revendus aux entrepreneurs locaux. Ils se substituent ainsi aux matériaux naturels, ce qui préserve des ressources et valorise les déchets inertes.



Les engagements
L’Écosite 18 agit au quotidien pour s’intégrer le mieux possible à l’environnement local. Et pour diminuer au maximum les gênes pour les habitants.
Pour la biodiversité
L’Écosite 18 se développe dans un environnement naturel riche et il comprend diverses zones propices au développement de la biodiversité. Les 50 kg de miel, produits en moyenne chaque année, proviennent des 10 ruches installées sur les prairies fleuries. Aucun produit phytosanitaire n’est utilisé.
Pour limiter les odeurs
Les odeurs proviennent du processus de décomposition des déchets, conjugué à d’autres facteurs notamment météorologiques.
L’Écosite 18 s’appuie sur un réseau de voisins sentinelles, des citoyens volontaires, qui témoignent des périodes de mauvaises odeurs. De nouveaux dispositifs techniques, comme des capteurs, ont permis de réduire significativement les nuisances olfactives.
Pour une bonne intégration
L’Écosite 18 est entouré d’une végétation fournie, ce qui l’isole des bourgs et des habitations alentours. Les filets empêchent les déchets légers volatiles de se disperser lors des périodes venteuses. Des campagnes de ramassage sont organisées en complément notamment après un épisode de tempête.
