Les questions les plus souvent posées
Le contexte du projet
Qu’est-ce qu’une ISDND ?
Une ISDND est une installation réglementée destinée à accueillir les déchets ultimes non dangereux qui ne peuvent pas être recyclés ou valorisés.
Elle fait partie des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et, à ce titre, son fonctionnement est strictement encadré par le Code de l’environnement et soumis à une autorisation préfectorale.
Qu’est-ce qu’une ICPE ?
C’est une Installation Classée pour la Protection de l’Environnement. Cette dénomination regroupe diverses catégories : exploitations agricoles, usines chimiques, incinérateurs, éoliennes…
Toutes n’ont pas les mêmes risques pour l’homme et l’environnement. Une installation de stockage de déchets non dangereux comme l’Écosite 18 a un impact très faible sur son environnement.
Qui décide de maintenir une ISDND ?
Pour le département du Cher, le besoin en équipements de traitement et de valorisation des déchets est défini par la Région Centre-Val de Loire.
C’est à travers un document de planification appelé SRADDET qu’elle fixe le nombre d’équipements nécessaires. Pour l’établir, elle tient compte de nombreux paramètres : démographie, objectifs de réduction des déchets, autres équipements proches… À partir de ces éléments, elle a pu identifier la nécessité de maintenir une ISDND sur le territoire au-delà de 2030.
Qui autorise le projet ?
Le fonctionnement de l’Écosite 18 est réglementé par le Code de l’environnement. À ce titre, il nécessite le dépôt d’un Dossier de Demande d’Autorisation d’Exploiter (DDAE) auprès de la préfecture. Après instruction du dossier, le Préfet décide d’accorder ou non l’autorisation d’exploiter.
Pourquoi ce site et pas un autre ?
L’Écosite 18 est aujourd’hui la seule installation du département du Cher capable de traiter les déchets ultimes. La Région entend donc s’appuyer sur cet équipement existant pour répondre aux besoins locaux de traitement des déchets ultimes.
Quels sont les déchets qui seront stockés sur le site ?
Le futur site accueillera uniquement des déchets ultimes non dangereux, c’est-à-dire des déchets qui ne sont plus susceptibles d’être réutilisés ou valorisés dans les conditions techniques et économiques du moment.
Il s’agit principalement de déchets industriels banals, mais également d’encombrants et autres déchets de déchèterie.
Où partent les déchets de la collecte sélective ?
Les déchets issus du tri sélectif sont acheminés vers le centre de tri de Bourges, puis redirigés vers des filières spécialisées.
Les déchets baissent-ils vraiment ? Ne vaudrait-il pas mieux privilégier les politiques de réduction ?
Grâce à des politiques de prévention et de réduction des déchets ambitieuses et à l’évolution des consignes de tri, la quantité de déchets a notablement diminué ces dernières années. Pour autant, même avec ces efforts, une part de déchets non valorisables subsiste et doit être traitée. Avec la fermeture d’installations similaires dans la région, l’Écosite 18 reste donc, pour l’heure, un pôle indispensable pour le traitement de ces déchets ultimes.
Où en est le projet d’incinérateur à Châteauroux ?
Conçu pour 15 collectivités territoriales autour de la métropole de Châteauroux, le projet d’unité de valorisation énergétique a été validé par la Région. Une étude de faisabilité était prévue en 2025.
Les déchets et leur valorisation sur l’Écosite 18
Quels types de déchets pour quelle valorisation ?
Actuellement, trois types de déchets sont traités et valorisés sur l’Écosite 18 :
- les déchets ultimes non recyclables (déchets industriels, encombrants…) produisent du biogaz valorisé en biométhane et en électricité
- les déchets organiques (déchets verts, boues, biodéchets, cendres…) valorisés en compost
- les déchets inertes (gravats, sables de balayage) valorisés en remblais
La répartition exacte des déchets traités et valorisés sur l’Écosite 18 est disponible ici.
Du compost est fabriqué sur l’Écosite 18 : pourquoi passe-t-on de 25 000 tonnes de déchets fermentescibles à 6 000 ?
Chaque année, 25 000 tonnes de déchets organiques (déchets verts, boues, biodéchets, cendres) sont réceptionnées et valorisées sur le site. À partir de ces déchets, l’Écosite 18 produit 6 000 tonnes de compost. Cette différence de tonnage s’explique par le processus de transformation (et notamment la décomposition des déchets) qui diminue leur volume.
Quelles normes doit-il respecter ?
Le compost produit par l’Écosite 18 est conforme à des normes définies par l’AFNOR, qui garantissent sa qualité et ses usages.
Deux types de compost sont ainsi produits sur le site :
- le compost « traditionnel », issu de déchets verts et de boues, conforme à la norme NFU 44-095, pour une utilisation paysagère ou agricole ;
- le compost issu de déchets verts et de biodéchets (déchets alimentaires), conforme à la norme NFU 44-051, pour une utilisation en agriculture biologique.
Utilisez-vous des boues de stations d’épuration pour fabriquer le compost ?
Oui. Le compost « traditionnel », issu de boues, est traité et contrôlé pour répondre à la réglementation. Il est vérifié avant toute utilisation. Les polluants qui pourraient rester sont inférieurs aux limites réglementaires, ce qui autorise leur utilisation pour le jardinage ou l’agriculture.
Biogaz : comment ça marche la récupération ?
Chaque année, 90 000 tonnes de déchets ultimes non recyclables (déchets industriels banals, encombrants, ordures ménagères…) sont valorisées en biogaz.
Sur le site, les déchets sont entreposés dans des casiers. En se décomposant, ils libèrent du biogaz qui est capté et récupéré par un réseau de tuyaux installé dans et sur les casiers. Il est ensuite transformé en biométhane et en électricité.
Le biogaz est-il toxique ?
Le biogaz n’est pas toxique en lui-même. Composé principalement de CH4, ce gaz est également riche en CO2 et pauvre en oxygène. Il peut être asphyxiant en milieu confiné et, mélangé à l’air, il forme un mélange inflammable.
Ces risques sont connus et maîtrisés par Veolia. Des mesures de sécurité strictes sont prises pour garantir la sécurité du site et de son environnement.
Wagabox® : à quoi ça sert ?
Wagabox® est un procédé technologique utilisé sur l’Écosite 18 pour transformer le biogaz en biométhane en le filtrant (élimination du CO2 et autres composés) et en le concentrant. Sa composition s’apparente alors à celle du gaz de ville, il est donc injecté sur le réseau de GRDF vers Bourges. Cette technologie française brevetée est conçue par l’entreprise française Waga Energy, basée en Isère (38).
Qu’est-ce qu’un bioréacteur ?
C’est un mode d’exploitation des casiers qui vise à placer les déchets dans des conditions optimales pour favoriser leur décomposition. Le mode bioréacteur ne produit pas plus de biogaz, il crée des conditions optimales d’humidité et de température pour accélérer la décomposition des déchets (10-15 ans plutôt que 20-30 ans).
Moins de matière fermentescible signifie moins de gaz ?
C’est vrai, la production de biogaz est directement liée à la quantité de déchets ultimes non recyclables traités sur l’Écosite. Si la quantité diminue, il y a mécaniquement moins de matière fermentescible et donc moins de biogaz produit. Toutefois, pendant un certain temps encore, les déchets situés dans les casiers fermés continuent à fermenter et donc à créer du biogaz.
Impacts sur la santé et l’environnement
Avez-vous prévu des mesures contre les odeurs ?
Les odeurs sont liées à la décomposition des déchets et peuvent varier selon les conditions météorologiques. Pour les limiter, l’Écosite 18 s’appuie sur des dispositifs techniques (capteurs), qui ont permis de réduire significativement les nuisances, et sur un réseau de « voisins sentinelles ».
Créé en 2015 pour améliorer le système d’alerte sur les odeurs, il compte aujourd’hui 8 personnes. Les personnes qui souhaitent faire partie du réseau sont formées à reconnaître les différents types d’odeurs afin d’améliorer les signalements.
Qui dit nouveau site, dit plus de camions ?
Le trafic pourra légèrement augmenter pendant la phase de travaux. En fonctionnement, le nombre de camions restera comparable à celui du site actuel.
Le site émet-il des rejets ? Comment les mesurez-vous ?
Les rejets atmosphériques font l’objet de mesures régulières pour vérifier leur conformité à la réglementation.
Les gaz produits par la décomposition des déchets, notamment le méthane (CH₄), sont captés puis valorisés en énergie. Ce captage est essentiel, car le méthane est environ 27 fois plus polluant que le CO₂. Grâce à ce procédé, les émissions de gaz à effet de serre sont fortement réduites.
Comment luttez-vous contre les PFAS ?
Une ISDND ne produit pas de PFAS. Ce sont les déchets, lorsqu’ils arrivent sur site, qui en contiennent. Veolia en assure le suivi : des mesures et analyses
sont réalisées régulièrement par des laboratoires spécialisés. Toutefois, à ce jour, la réglementation ne fixe pas encore de seuils à respecter.
Y a-t-il un risque de pollution pour les nappes phréatiques ?
Le site repose sur un sol naturellement argileux, formant une couche isolante épaisse conforme aux exigences réglementaires. Huit piézomètres permettent déjà de surveiller la qualité des eaux souterraines à différentes profondeurs. Ce dispositif sera complété autour du futur site.
Quel impact sur la biodiversité ?
Le projet est soumis au Code de l’environnement. À ce titre, une étude d’impact doit être réalisée pour identifier les conséquences du projet sur son environnement. L’exploitation est tenue de mettre en place des mesures d’évitement, de réduction et de compensation pour limiter les impacts. Dans le cas du projet Écosite 18, Veolia créera 50 ha de zones humides pour compenser les 25 ha utilisés. En complément, des dispositifs (installation de filets, campagnes de ramassages) permettent également de limiter la dispersion des déchets.
Sécurité : risques, contrôles et surveillance
Quels sont les risques et qui contrôle le site ?
Les risques principaux liés à la présence et au fonctionnement de l’ICPE sont identifiés et font l’objet de contrôles stricts afin d’éviter les incendies, les explosions et la pollution des sols ou des eaux.
Ces contrôles réguliers incluent une surveillance 24 h/24, selon différents procédés encadrés. Un arrêté préfectoral fixe des règles strictes ainsi que des obligations de surveillance. Le respect de ces règles est vérifié régulièrement :
- l’intervention de laboratoires accrédités et indépendants
- une inspection annuelle est réalisée par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL)
- des contrôles inopinés par les services de l’État
- une fois par an, lors de la Commission de suivi de site présidée par le Préfet, Veolia présente les actions mises en œuvre et les résultats des contrôles.
L’objectif est de garantir la sécurité des personnes, des installations et de l’environnement, tout en assurant la transparence et la conformité du site.
Comment se passent les contrôles de la DREAL ?
La DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) est un service de l’État sous la responsabilité du Préfet. Elle est l’autorité chargée de vérifier que l’Écosite 18 est en conformité avec l’arrêté préfectoral d’exploitation.
Ses contrôleurs réalisent des visites régulières, programmées ou inopinées, pour vérifier que le cadre d’exploitation est respecté. Des prélèvements et analyses peuvent être menés sur l’eau, l’air, les lixiviats… en complément des suivis périodiques réglementaires.
Si la DREAL constate que le site n’est pas conforme à l’arrêté préfectoral, les activités peuvent être mises à l’arrêt le temps de procéder aux ajustements nécessaires.
Que deviendra le site actuel ?
Son exploitation se poursuivra jusqu’en 2030. Au-delà, il entrera en phase de suivi long terme pour une durée minimale de 25 ans.
Les casiers seront fermés par une couverture étanche, végétalisée et recouverts de panneaux photovoltaïques, afin de produire de l’électricité renouvelable pour l’équivalent de 2 500 habitants.
Durant cette période, le site restera sous surveillance : les lixiviats et le biogaz, effluents issus du stockage et de la décomposition des déchets, continueront à être collectés, traités, contrôlés et valorisés.
Canicules : quelle vigilance ?
La canicule augmente la sécheresse et le risque d’incendie. L’Écosite 18 dispose de nombreux moyens de protection contre les incendies : réserve incendie, bassin d’eaux pluviales, stock de terre, surveillance par caméra thermographique, rondes de surveillance… Après le dernier incendie survenu en juillet 2026 dans des conditions climatiques exceptionnelles de forte canicule, Veolia a choisi de les renforcer en ajoutant une citerne d’eau mobile de 3 m³ avec une pompe pour agir très rapidement avant l’arrivée des pompiers.
Incendie et géomembrane : est-ce qu’elle peut brûler ? Peut-on la réparer ?
La géomembrane est apposée sur le sol en argile, pour créer une barrière imperméable. Elle est conçue à partir de polyéthylène à haute densité, un matériau inflammable.
En cas de dégradation, due à un incendie, elle est réparable : la partie endommagée est retirée et remplacée par une nouvelle géomembrane. Comme pour la construction, les travaux de réparation sont soumis au même contrôle effectué par un laboratoire extérieur et validé par l’Inspecteur des installations classées.
Eaux environnantes, lixiviats et inondations
Polluants dans l’eau : quand et comment sont-ils recherchés ?
L’arrêté préfectoral régissant l’exploitation de l’Écosite 18 impose un suivi régulier de la qualité des eaux. Plusieurs fois par an, des analyses sont effectuées sur les eaux du site qui sont rejetées et les eaux superficielles (externes au site) en différents points de prélèvement. Des organismes indépendants sont chargés de ces analyses et de vérifier le respect des seuils de pollution fixés par l’arrêté. Un suivi des nappes phréatiques complète ce dispositif de surveillance.
Quel risque de pollution du Barangeon et des puits alentours ?
L’ensemble des eaux rejetées par le site ainsi que le milieu naturel récepteur font l’objet de contrôles avant et après rejet. Les eaux de ruissellement transitent par un bassin d’eau pluviale pour contrôler la qualité et la quantité des eaux rejetées dans le milieu naturel.
Les lixiviats font l’objet d’un traitement sur site et, selon la période de l’année, ils sont rejetés vers le milieu naturel.
Les prélèvements et contrôles analytiques sont confiés à un organisme extérieur indépendant. Jusqu’à aujourd’hui, les résultats ont toujours démontré l’absence d’impact sur les eaux environnantes : notamment celles du cours d’eau Barangeon et des puits voisins.
Quelle est la taille du bassin des eaux pluviales ?
Actuellement, le bassin d’eaux pluviales peut contenir jusqu’à 6 800 m³.
Le dimensionnement des bassins est réalisé en fonction des données d’intensité pluviométrique obtenues sur les 10 dernières années et en tenant compte d’un débit de rejet de 3 litres/sec/ha.
L’effet du réchauffement climatique, pouvant entraîner des précipitations de plus forte intensité, est pris en compte lors de la réalisation du dimensionnement des futurs ouvrages : un coefficient de 7 % (recommandation du GIEC) est appliqué sur les données météorologiques utilisées. Ce coefficient est donc une majoration théorique permettant d’anticiper une éventuelle augmentation des pluies. Elle constitue une marge de sécurité afin que les infrastructures soient adaptées à un épisode pluvieux plus important.
Quelle surveillance des deux nappes phréatiques ?
Le site repose sur un sol naturellement argileux, formant une couche isolante épaisse conforme aux exigences réglementaires.
Huit piézomètres sont installés. Ils sont constitués d’un tube en partie crépiné qui descend verticalement dans le sol jusqu’aux nappes phréatiques dont la plus profonde est à 50 mètres. L’eau prélevée est analysée plusieurs fois par an, conformément à l’arrêté préfectoral.
Comment sont gérés les lixiviats ?
Les lixiviats sont les liquides issus de la décomposition des déchets dont le volume peut augmenter avec la percolation des eaux de pluie. Depuis le milieu d’année 2026, l’Écosite 18 dispose d’une installation de traitement interne des lixiviats d’une capacité de 12 000 m³ par an. Le débit et le volume sont régulés par une pompe.
Ce dimensionnement répond au besoin du site (9 000 m³/an) et permet d’absorber une production supplémentaire en cas de fortes pluies. Des bassins étanches de collecte de lixiviats bruts (2 300 m³) sont également présents sur le site.
Que se passerait-il en cas de débordement des lixiviats ?
En cas de débordement des lixiviats bruts, une pollution superficielle du sol sur le site et une pollution des eaux internes et externes pourraient survenir. Toutefois, le traitement en continu des lixiviats limite fortement ce risque. Des vannes de sectionnement permettent également, en cas d’urgence, de couper le lien avec le réseau de collecte.
Inondations de 2016 : l’eau extérieure a-t-elle pu être contaminée par les substances présentes sur l’Écosite ?
En 2016, ce n’est pas l’Écosite 18 qui a inondé les terrains alentours, c’est l’inverse, les eaux venaient de la forêt attenante. Ces eaux ont été captées dans un fossé en périphérie du site, puis remises dans le milieu naturel. Elles ne sont pas entrées en contact avec des substances relatives aux différentes activités du site.
Extension et capacités du futur site
Sur combien d’hectares le futur site sera-t-il aménagé ?
Le futur site s’implantera sur un terrain de 49 ha situé à Méry-ès-Bois. Le projet de stockage occupera environ 25 ha (51 % de la surface totale), répartis comme suit : 19 ha dédiés au stockage des déchets et 6 ha aux équipements annexes (voiries, bassins, zones techniques).
Comment sera organisée la jonction entre les deux sites ?
L’entrée principale du site actuel sera conservée. Pour relier l’Écosite actuel à l’extension, une trouée d’une soixantaine de mètres sera réalisée dans la haie qui sépare les deux parcelles. Dans le contexte forestier et bocager où s’implante le projet, la perte de cette portion de linéaire n’aura aucune conséquence significative sur la biodiversité.
Pourquoi un suivi sur 25 ans alors que le déchet met des dizaines d’années à disparaitre ? Quelle surveillance en post-exploitation ?
L’exploitation du site actuel se poursuivra jusqu’en 2030. Au-delà, il entrera en phase de suivi long terme pour une durée minimale de 25 ans. Les casiers seront recouverts avec une couverture étanche et végétalisée. Des panneaux photovoltaïques seront également installés en surface et généreront une production d’électricité renouvelable. Même si les casiers sont fermés, le suivi ne s’arrêtera pas car la fermentation des déchets va continuer, il y aura donc toujours des lixiviats et du biogaz.
Au bout de 25 ans, un premier bilan est réalisé. Si le site est toujours actif (production de lixiviats et/ou de biogaz), le suivi et la surveillance du site doivent se poursuivre pendant 5 ans. Tant qu’il y a des lixiviats et du biogaz produits, le suivi et la surveillance se poursuivent.
Milieux naturels, terres agricoles et zones humides
Vous parlez de restaurer et compenser les zones humides. Comment ?
Conformément au Code de l’environnement, tout projet ayant un impact sur son environnement doit mettre en place des mesures de compensation.
Ces compensations visent par exemple à recréer les milieux naturels lorsqu’ils sont perturbés ou détruits par l’activité humaine. Compte tenu du projet de développement à l’ouest, utilisant 25 ha de zones humides, l’Écosite 18 en créera 50 ha en retour. Certaines parcelles, aujourd’hui drainées, ne le seront plus pour redonner au sol ses fonctions hydrologiques naturelles et son rôle d’éponge. Cela contribuera à recréer un environnement favorable à la faune et la flore. Veolia fait appel à un écologue pour définir les nouvelles zones humides à recréer et s’assurer de leur conformité.
Que s’est-il passé avec la Safer ?
Le notaire du propriétaire des parcelles sur Méry-ès-Bois a notifié son projet de vente à notre profit. La Safer a décidé d’exercer son droit de préemption sur ce bien.
Par la suite, le propriétaire a décidé de retirer son bien de la vente.
Vous avez dit
« Les ruches, c’est anecdotique ! »
Les 10 ruches installées sur l’Écosite sont une contribution au maintien de la biodiversité locale. Chaque année, en moyenne 50 kg de miel sont récoltés.
Gouvernance, communication et confiance
Commission de Suivi de Site (CSS) : comment est-elle convoquée ? Quel est le rôle des participants ?
La Commission de Suivi de Site est une instance consultative obligatoire. C’est le Préfet qui a le pouvoir de la convoquer au moins une fois par an.
Qui participe ? Le Préfet, la DREAL, le maire et son représentant, l’exploitant (Veolia), les associations environnementales, les riverains, dans une liste établie qui peut évoluer par exemple avec la création d’une association nouvelle ou à la demande d’une commune riveraine qui souhaiterait participer. Le Préfet peut alors faire évoluer la liste des participants.
Comment se déroule-t-elle ?
Lors de la commission, Veolia, en tant qu’exploitant, est dans l’obligation de présenter les résultats d’activité de l’Écosite 18. La DREAL fait également le bilan de ses contrôles réguliers et inopinés menés sur l’année et portant sur la conformité du site avec l’arrêté préfectoral.
La CSS est donc un moyen de suivre l’exploitation, dresser un bilan de l’impact du site et examiner les mesures de prévention et protection mises en place.
En cas de problème, est-il préférable d’envoyer un message à la préfecture ou à la mairie ?
Chaque citoyen peut s’exprimer librement auprès des services de l’État et de sa mairie. Toutefois, pour une explication ou une intervention consécutive à un problème, il est indispensable de se manifester auprès de l’Écosite 18 pour un traitement quasiment immédiat selon la nature du problème. Un formulaire de contact est disponible ici.
Ce site web a-t-il vocation à perdurer ?
Ce site web créé pour la concertation préalable volontaire a pour objectif d’informer la population, les élus, les associations du fonctionnement de l’Écosite 18 et de ses futurs projets.
Il a donc vocation à perdurer, dans un format qui s’adaptera à l’évolution du site. Il est également un canal de communication pour ceux qui souhaitent faire des remarques, des suggestions ou poser des questions.